AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Un jour, dans le RER D.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Eyn
Eyn, "Demon Hunter"
Eyn,


Masculin
Nombre de messages : 410
Age : 25
Date d'inscription : 26/01/2007

Feuille de personnage
Rang: S
Camps: Patates Vertes
Mordz:

MessageSujet: Un jour, dans le RER D.   19.03.15 22:32

- Un jour, dans le RER D -

Vous tous, chers lecteurs, avez sans doute entendu parler d'un rackette général, ayant eut lieu il y a de cela quelques jours, dans le RER D. Cette fameuse bande de mécréants, composée d'une vingtaine de voyous, ayant détroussés de pauvres travailleurs et passagers du métro qui vivaient jusqu'ici en toute tranquillité !
Et bien l'histoire est tout autre. Les médias décidèrent ainsi de colporter une rumeur au sein de notre magnifique ( Foutaises ! ) société pour camoufler un phénomène surprenant et surnaturel ! Vous voulez entendre la vérité ? Alors la voici, tirée d'un témoignage instructif et à peine croyable.

C'était un soir comme un autre, j'étais assis dans le métro, au sein de cette ligne qu'on appelle le "RER D".  Les gens soupiraient, surement exténués suite à cette journée éreintante. D'autres téléphonaient à leur famille. Ou lisez un journal situ à portée de main. Bref, un voyage comme un autre. Un quotidien tout ce qui a de plus morne.
Quand à moi, Je faisais passer le temps en comptant le nombre de voyageurs entrant ou sortant dans le wagon. Je me souviens qu'il y en avait 7 assis. Des personnes âgées, des jeunes, des adultes. Une belle diversité ! Comme d'habitude. Rien de surprenant jusqu'ici me diriez-vous ? en effet. Mais c'est à partir d'ici que tout va changer !


Lorsque je fus sur le point de m'endormir, emporté par d'ennuyantes pensées et une lassitude assommante, un individu étrange vêtu d'une sorte de toge sinistre de couleur noire et au visage masqué par une capuche tout aussi sombre mit les pieds dans le wagon une fois arrêté. L'éclairage s'est mis soudainement à défaillir juste au-dessus de la porte de sortie empruntée par ce curieux personnage. "C'est surement un hasard", me disais-je. Mais quel étrange personnage tout de même ! Aucune politesse, entouré d'une aura de mystère et.... tellement froid ! L'inconnu traversa le wagon pour s'installer au fond. J'avais l'impression d'être le seul à l'avoir vu, les autres semblaient totalement l'ignorer.

Du coin de l’œil, je vis l'individu en question poser une étrange mallette fraîchement sortie de sa tenue sinistre sur le siège situé sur sa droite. Les questions proliféraient dans mon esprit ! Que range t-il à l'intérieur ? Est-ce une arme ? des dossiers top secrets ? Un cadavre en morceaux ? De l'argent ?

Au bout d'un moment, j'ai fait table rase de mes pensées pour détourner mon attention du curieux personnage et de sa mallette imbibée de mystères sur un autre personnage entrant dans le wagon. Suivi d'un autre. deux autres. Quatre autres ! Ça n'en finissait plus ! Il étaient au moins vingt au total ! Il s'agissait des voyous signalés par les médias. Une fois les portes du métro fermées, les lascars se mirent à agresser certains voyageurs, âgés ou non, et à les menacer pour ensuite les dépouiller sans aucun scrupule ! Quelle bande d'enfoirés ! Ils m'ont même piqué mon téléphone et mon fric ! Que pouvais-je faire face à vingt individus agressifs et, sans nul doute, armés ? Ainsi, je mis ma fierté de côté pour me laisser marcher injustement sur les pieds par ces ordures...
Tout le monde céda ses biens à leurs grands regrets. J'aurais tant voulu qu'un héros se lève de son siège, attrape une de ces raclures par le col et le fasse traverser la vitre du wagon jusqu'en enfer ! Personne ne fût épargné de cette humiliation.... c'est ce qui était sur le point d'arriver jusqu'à un évènement des plus imprévisibles ! Un voyou, visiblement vexé et très énervé, effectuait de nombreux gestes menaçants en direction de l'homme mystérieux situé au fond du wagon. celui-ci restait stoïque et parlait calmement. Il ne prononça qu'une seule phrase à peine audible :
"Vous désirez voir le contenu de ma mallette ? Alors soit. Ouvrez-donc la boite de Pandore."
Le voyou, nullement intimidé ou inquiété, s'en empara en grognant quelques jurons. L'abruti eut du mal à l'ouvrir mais finit par y parvenir. Il y découvrit un manche d'une couleur blanche absolument magnifique et attrayante ! Un symbole rouge étrange ornait la garde située à l'une de ses extrémités. La pièce était soigneusement posée dans de la mousse protectrice. Cela ressemblait à une relique de valeur ! Le sal*ud décida de s'en emparer, surement pour la revendre. Il appela aussitôt ses amis pour les prévenir de cette merveilleuse trouvaille. Ils rigolaient comme des porcs ! J'en étais écœuré et révolté ! "Et un détroussé de plus..." me disais-je en soupirant. Et bien j'avais tord !

L'homme encapuchonné se leva tranquillement de son siège et avisa les enfoirés de voleur le sourire aux lèvres. Les voyous lui crièrent : "Assis-toi bâtard ! Obéis ou on te tue !!!", mais le mystérieux individu restait stoïque. L'un des voyous, un bandana sur le visage en guise de masque tenta de le pousser violemment de la paume de la main mais l'homme sombre lui planta un doigt au milieu du front aussitôt ! Le voyou bavait et restait la tête pendante sans aucune raison valable. L'encapuchonné enchaina sur ses quelques mots : "Je ne me prosterne pas". Le voleur de la relique tenta de frapper l'homme plein de mystères d'un coup de poing mais sembla parcouru d'un long frisson ! Les lumières au-dessus de l'individu s'éteignaient pour ensuite se rallumer dans une ambiance digne d'un film d'horreur. La scène attira l'attention de tous les voyageurs, y compris la bande de voyous ! Sous mon regard ébahi, l'inconnu attrapa le voleur tenant le manche de la main droite, le souleva et lui fit traverser le plafond du wagon avec une force effrayante ! Le bandit n'eut même pas le temps de geindre... mort sur le coup. La relique tomba de ses doigts crispés pour atterrir dans la main gauche gantée de l'homme encapuchonné. Celui-ci se décida enfin à abaisser son capuchon pour montrer son visage. Il avait les yeux entièrement noirs, comme le Diable, des cheveux noirs et bruns à leurs bouts. Un curieux symbole ornait son visage au niveau de l’œil gauche, tout proche de sa joue. Il souriait et s'exclama :
"Je vous avais pourtant prévenu. Il ne fallait pas ouvrir la boîte, et encore moins toucher à son contenu."
Les voyous répliquèrent, quelques peu apeurés tout de même : "Enc*lé ! On va te défoncer !!!", tout en sortant un couteau pour chaque tête.
Le corps de leur camarade était encore encastré dans le plafond et pendait dans le vide. Le sang coulait a flot et les passagers hurlèrent comme des fous ! Soudain, le voyou dont la tête pendait vers le sol fût pris de convulsions et se jeta sur le sol. Ses collègues essayèrent de comprendre quelques chose à la situation, les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte, jusqu'à ce que la victime finisse par exploser littéralement ! On pouvait voir ses poumons laminés, ses os brisés et son sang répandu sur les sièges à proximité ! C'était atroce mais cet enfo*ré méritait de crever ! Aussi, je me suis instinctivement mis à encourager son bourreau en mon fort intérieur, car aucun son ne voulait sortir de ma gorge paralysée par la peur. Ah si ! Juste un
"Ah... Aahhh...".

Un autre voyou, encapuchonné, se jeta sur l'inconnu pour le poignarder, le visage imprégné de colère ! Ses coéquipiers le suivirent dans sa course à travers tout le wagon. J'assistais à la scène, recroquevillé et caché derrière le dossier de mon siège. Les passagers étaient effrayés mais l'homme à la toge restait impassible. Les lumières du wagon clignotaient de plus en plus, c'était effrayant.
De sa main droite tendue, il traversa la poitrine d'un de ses opposants et le sang gicla du dos du voleur ! Pire encore, sous mon regard horrifié, la main sanglante de l'inconnu agrippa une autre racaille par la gorge et lui brisa la nuque contre une barre du métro, celle qui sert à se maintenir debout quand le wagon est en mouvement. Ce monstre a fait d'une pierre, deux coups ! Et avec un équilibre incroyable. Ses mouvements étaient minimisés au maximum. Il bougeait avec une grâce incomparable malgré les turbulences dues aux mouvements du train ! Les voyous n'avaient pour ainsi dire aucune chance. Il dégagea ensuite son bras ensanglanté des voyous mutilés avec non nonchalance. L'un d'entre eux recula sous les coups de la terreur, l'instinct animal je suppose ; Il sortit un pistolet mal entretenu, rien d'étonnant vu l'individu qui le maniait, puis tira trois coups de feux ! Les voyageurs étaient paniqués, les mains collées aux oreilles ! L'homme aux yeux noirs arracha aussitôt du plafond la carcasse pendue du premier voleur abattu pour se servir de son tronc comme d'un bouclier de viande. Il ne faut pas être saint pour utiliser  un corps humain comme protection ! Cet épisode m'a retourné l'estomac tandis que lui ne semblait pas perturbé le moins du monde, il paraissait y être habitué. Le voyou vida son chargeur en vain sur le cadavre de son "ami", il continuait de tirer bêtement comme un abruti fini, en désespoir de cause sans doute. Son opposant, cruel et réactif, brassa l'air avec le manche blanc tenu dans sa main gauche en direction du tireur et à la seconde qui suit, le voleur tenait sa gorge ensanglantée des deux mains en lâchant son arme. Je n'ai absolument rien compris à ce qu'il s’est passé ! Peut-être a t-il fait usage d'une arme cachée ? Comment une arme sans lame a pu trancher un homme d'aussi loin ? C'est absurde !
Suite à ce massacre, d'autres voyous en retrait accoururent en toute hâte pour venir en aide à leurs compagnons. Sans le savoir, il se sont dirigés vers la mort elle-même. L'un des voyous, complétement paniqué en voyant les restes de ses amis s'écria :
"M*rde !! Mais c'est quoi ce type ?! MERDE !!!"
L'inconnu recouvert du sang de ses victimes lui adressa un sourire en coin et prononça ces quelques mots : "Vous vous en êtes pris à la mauvaise ligne. Celle-ci mène en Enfer, Une contrée digne de vous."
Les bandits l'écoutaient à peine et souhaitaient plus que tout forcer la porte de sortie pour filer ! La folie leur fît oublier que le train était en marche. L'un d'eux, plutôt baraqué, voulut se dresser face à ce diable. Sur le coup, je me sus mis à admirer son courage, le malheureux ne s'arrêtait pas de le provoquer : "Viens-là Bât*rd ! Je vais te crever", lui criait-il une lame à la main ! Son interlocuteur ne s'est pas fait prié. Il s’avança vers lui-même d'un pas leste et... lui trancha son bras armé du tranchant de la main droite ! J'étais... sidéré ! Jamais vu un truc pareil. Par quel prodige ? Cachait-il une lame dans sa main ? Je ne voyais absolument rien briller. Le manchot hurlait de douleur comme une bête sauvage, il répandait son sang en agitant son moignon. ses propres amis le fuyante comme la peste en voyant ça. Certains, recouverts de son sang, perdaient leurs moyens et esquissaient des grimaces de terreur.... hilarantes ! Je chuchotais :"Voila comment un voleur doit être puni !".
Avant même que la baraqué puisse se vider entièrement de son sang, son bourreau lui trancha la tête d'un simple revers de la main et celle-ci tourna dans les airs dans une gerbe de sang pour atterrir dans les mains d'un autre voyou tremblotant d'effroi. D'un simple enchainement de gestes incompréhensibles et à peine visibles, l'inconnu découpa ses victimes en rondelles de chair inégales. On aurait dit un boucher entrain de massacrer sa viande !
Deux pauvres ahuris survécurent à l'assaut et se trouvaient debout le dos appuyé à la porte de sortie. Le sanguinaire frappa pressa leur tempes opposées des deux pouces et le train arriva à destination. La porte s'ouvrit et les deux survivants chutèrent au sol, l'un d'eux hurlait sous le coup de la panic :
"Mais... t'es qui bordel ?! T'es quoi ?!" et l'autre restait muet sur le c*l, une marre de pisse s'écoulait de son entrejambe.
L'homme à la toge restait de marbre, s'avança vers eux et dit :
"Je fus autrefois un être humain tout à fait ordinaire. Un homme de principe. Un exorciste. Quelqu'un dont la droiture a fini par lui faire défaut. Désormais, je suis quelqu'un qui règle des comptes, je suis un damné. Un chasseur de Démon. Mon nom est... Eyn, "L'ombre de la Mort". Allez-donc annoncer à vos congénères ce que vous avez vécus. Répandez votre peur. Transmettez-là à tous les sots de votre espèce."
L'un des voyous aida maladroitement son compagnon à se relever et courut avec lui à travers tout le métro. Ils avaient vu un monstre, comme nous tous ! J'ai tout de même l'impression d'être le seul à avoir vu cette scène, à avoir vécu ce cauchemar ! Les autres passagers recouvraient leurs yeux de leurs mains moites en sanglotant, ils n'avaient plus assez de voix pour crier.
Je me suis ensuite dit qu'il allait sans doute exterminer tous les témoins, mais il ne leva la main sur personne d'autre. Il détourna le regard vers moi et je sentis un ignoble frisson de traverser le dos. Il haussa un sourcil, tourna la tête vers le quai puis claque des doigts de sa main gauche gantée. Des chuchotements sinistres se firent entendre dans tout le wagon et j'aurais juré avoir vu des ombres se balader sur le sol, le plafond et les murs ! L'éclairage défaillit un court instant et toute la ligne se retrouvait plongée dans les ténèbres pendant trois secondes. Une fois la lumière rétablie, les cadavres, le sang et l'inconnu avaient disparu ! Il ne restait plus que les vêtements des voleurs étalés un peu partout sur le sol. Quelle nuit cauchemardesque ! J'ai mis un certain temps à me lever et à rentrer chez moi, la tête remplie de visions de meurtres. J'ai eu un mal fou à m'endormir pour oublier toute cette histoire.


Le lendemain matin, les deux voyous se retrouvaient blottis contre un mur en ruminant : "L'ombre de la mot... Il nous a puni... Il est là... dans l'ombre... il est partout!". De profondes cernes marquaient leur visages pâles et leurs yeux fixaient le vide. Je ne m'imagine même pas être à leur place. Celle du spectateur était déjà bien trop désagréable.
Deux jours plus tard, les deux fous furent portés disparus. Seules leurs défroques étaient encore adossées au mur. Quelque chose semblait gravé dessus à la main : "C R O T O A N".


Dernière édition par Eyn le 20.03.15 14:54, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hannibal
Phoenix Khan
Phoenix Khan
avatar

Nombre de messages : 5939
Date d'inscription : 24/11/2006

Feuille de personnage
Rang: S
Camps: Patates Roses
Mordz: 7700

MessageSujet: Re: Un jour, dans le RER D.   20.03.15 12:24

Voila le héros que Gotham la France mérite...*sort*

Bien écrit! Prochain épisode, Eyn passe le Karcher lol!

_________________
Titres favoris: {Le leader spirituel}, {L'acharné} et {Démon démonicide}

Titres bonus: Mister Relou, Mister Bourrin et {Tueur de Boss}


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eyn
Eyn, "Demon Hunter"
Eyn,


Masculin
Nombre de messages : 410
Age : 25
Date d'inscription : 26/01/2007

Feuille de personnage
Rang: S
Camps: Patates Vertes
Mordz:

MessageSujet: Re: Un jour, dans le RER D.   20.03.15 14:48

On va éviter d'emprunter le "R Eyn R Death" ? *sort*

PS : J'ai décelé quelques fautes d’inattention que j'ai aussitôt corrigées. cat
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un jour, dans le RER D.   

Revenir en haut Aller en bas
 
Un jour, dans le RER D.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» LOT N°7 : Un séjour dans un hôtel de luxe
» Un jour, dans un village de l'ouest (Jour I - Walnut Grove)
» Un jour, les sucreries domineront le monde et je serai leur plus fidèle serviteur [en cours]
» Que je meurs à l’instant si l’envie me reprend de remettre ma tête dans la gueule du serpent [ pv Monsieur ]
» Un livreur bloqué dans un ascenseur pendant trois jours...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Patate Warz: LE FORUM :: Le Refuge des Féculents :: Coin des Fans :: Fics Général-
Sauter vers: